Garagistes, coiffeurs, dentistes…. Des suppléments abusifs à cause du Covid-19 ?

Garagistes, coiffeurs, dentistes…. Des suppléments abusifs à cause du Covid-19 ?

Le magazine 60 millions de consommateurs alerte sur des suppléments facturés depuis le 11 mai par certains commerçants. Les pratiques de certains garagistes, coiffeurs et dentistes sont montrées du doigt.

Se faire couper les cheveux, faire réparer sa voiture ou soigner une vieille carie vous coûte quelques euros de plus depuis le 11 mai dernier et la réouverture des commerces. Comme prévu, de nombreux professionnels ont augmenté leurs tarifs pour compenser l’achat de visières, gels, masques ou encore vitres en plexiglass et le surcoût lié à la main d’oeuvre en raison du Covid-19.

Un constat largement partagé sur les réseaux sociaux mais aussi par 60 millions de consommateurs qui en a fait écho jeudi sur son site internet. Le magazine de défense des consommateurs assure recevoir de nombreux messages “pour dénoncer les surcoûts” imposés aux clients.

En première ligne des critiques : les garagistes. Une cliente dénonce notamment à 60 millions de consommateurs des frais de désinfection de son véhicule de 49 euros, qui lui ont été facturés sans préavis par son garagiste. Sur Twitter, une autre personne se demande si les “35 euros supplémentaires pour décontamination” sont bien “réglementaires ou s’il s’agit d’une arnaque”. 

Depuis le déconfinement, les coiffeurs ne chôment pas mais le passage à la caisse en cette fin de printemps s’avère souvent plus douloureux pour le client qu’au coeur de l’hiver. Début mai, le patron du Conseil national des entreprises de coiffure (CNEC), Franck Provost, annonçait que le prix des coupes allait certainement être majoré dès la reprise. L'augmentation devait être de l'ordre de “2 à 5 euros”, précisait-il au micro de RMC. C’est parfois plus. Ici, un internaute s’agace des sept euros de taxe appliqués par son salon de coiffure. Soit une hausse de plus de 20%.

Même constat ici puisque la coupe simple avec shampoing a vu son prix passer de 22 à 28 euros. Un surplus de plus de 27%. 

En contact étroit avec leurs patients, des dentistes ont eux aussi appliqué la fameuse “taxe Covid”. Obligée de payer vingt euros en plus pour une séance, Françoise s’en est plaint auprès de 60 millions de consommateurs. “Je n’ai pas été prévenue au début du soin et il n’y avait aucun affichage à la réception”, précise cette habitante de la métropole bordelaise. Une pratique discutable car les dentistes “peuvent profiter de différents dispositifs d’aide, notamment de la subvention Prévention Covid prévue par l’Assurance maladie pour l’installation de matériel de protection”, souligne le défenseur des consommateurs.

La loi avec eux à condition de prévenir

Ces pratiques sont-elles légales ? “Nombre de nos lecteurs s’interrogent sur la légalité de ces suppléments. Les prix sont fixés librement en France et chaque professionnel a donc le droit d’appliquer ceux qu’il souhaite, à une condition toutefois : informer très clairement son client au préalable par une affiche visible et lisible en boutique – ainsi que dans le devis, s’il y a un devis”, rappelle 60 millions de consommateurs. 

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