Covid-19 : la galère des apprentis en recherche de contrats

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"Il me reste deux mois pour trouver, sinon je devrai quitter mon école!" Julien, 20 ans, n'a toujours pas signé de contrat d'apprentissage pour sa formation en alternance de Web Designer, alors qu'il attendait d'être embauché pour créer le site Internet d'une agence immobilière. Las, le projet est tombé à l'eau : "A cause de la crise liée au Covid, le responsable ne lance pas son activité." Un coup dur : "Je suis un peu désespéré. Cela fait sept mois que je cherche et ­toujours rien!" Il n'est pas le seul à galérer.

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Si le gouvernement annonce 440.000 contrats d'apprentissage signés en 2020 (contre 353.000 en 2019), cela n'a pas profité pas à tout le monde. "Dans les secteurs comme l'hôtellerie-restauration, le ­tourisme, l'événementiel ou l'aéronautique, fermés ou impactés par la crise économique, c'est très compliqué", explique Aurélien Cadiou, président de l'Association nationale des apprentis de France. Les primes versées aux employeurs – 5.000 euros pour un apprenti ­mineur, 8.000 euros pour un ­majeur – ne lèvent pas tous les freins.

28% de ruptures prématurées des contrats

Alycia peut en témoigner. Inscrite en BTS tourisme, cette jeune fille de 21 ans n'a toujours pas de contrat d'apprentissage : "J'ai envoyé 159 CV depuis mars dernier. Cela a débouché sur trois entretiens : dans un hôtel, dans un office du tourisme et dans un club de sport. Aucun n'...


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