Covid-19 : la France veut tester jusqu'à un million d'enfants et d'enseignants chaque mois

·2 min de lecture

Contrairement à de nombreux pays européens, la France a fait le choix de maintenir ses écoles ouvertes. Mais face aux inquiétudes liées aux variants du Covid-19, les autorités veulent placer les établissements scolaires sous une surveillance sanitaire renforcée. Olivier Véran, le ministre de la Santé, a ainsi promis de pouvoir tester un million d'élèves et de professeurs par mois.

Garder les écoles ouvertes tout en maintenant l'épidémie sous contrôle : voilà l'objectif affiché par le gouvernement et le ministre de la Santé. Olivier Véran a annoncé, jeudi 14 janvier, un protocole visant à tester jusqu'à un million d'enfants et d'enseignants par mois pour dépister le Covid-19 et faire face à la propagation du variant britannique en France.

"Nous avons monté un protocole qui vise à dépister jusqu'à un million d'enfants et d'enseignants par mois, ce qui est énorme. En descendant le dépistage jusqu'à l'âge de 6 ans, partout là où ça fait sens", a souligné le ministre lors d'un déplacement à Metz.

"Ce qu'on sait à date, c'est que le virus paraît plus contagieux effectivement chez les enfants. C'est ce qu'on voit en Angleterre. Sans que l'on ait plus de cas graves, en tous cas proportionnellement", a-t-il toutefois précisé.

Il a expliqué que le gouvernement surveille "étroitement" ce variant, et que "si la situation devait évoluer et que nous avions une augmentation de la part du variant (...) anglais, nous pourrions nous poser des questions" sur une éventuelle fermeture des écoles. "Mais à ce stade, la Société française de pédiatrie a été très claire à ce sujet hier [mercredi] matin en appelant à maintenir ouvertes les écoles", a souligné le ministre.

"Une surveillance beaucoup plus stricte"

Le professeur Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique, avait défendu mercredi sur FranceInfo cette "surveillance de type dépistage ciblé au niveau des écoles et des enseignants" pour "se rendre compte du pourcentage que représente le mutant anglais".

"On pense que les données anglaises sur la pénétration du mutant anglais dans les écoles ne sont pas suffisamment claires pour nous pousser à fermer les écoles en France", a-t-il expliqué, en soulignant que ce mutant "n'est pas plus grave chez les enfants".

Les écoles doivent rester ouvertes avec "un certain nombre de mesures de surveillance beaucoup plus strictes que jusqu'à maintenant" "Il faut pouvoir dépister très vite les cas et identifier très vite s'il s'agit d'un mutant anglais ou pas", afin de "prendre une décision très rapide de fermeture de classe, voire de collège, si nécessaire", a-t-il encore expliqué.

Le Premier ministre Jean Castex avait expliqué le 7 janvier qu'il faudrait "vraiment que la situation sanitaire soit gravissime pour fermer des écoles" car les conséquences sont "absolument dramatiques".

Avec AFP