Covid-19: en France, quel suivi après la vaccination ?

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Une vingtaine de personnes ont reçu une première dose du vaccin contre le Covid-19 dimanche à Dijon et à Sevran. Un million de personnes âgées seront vaccinées dans les prochaines semaines. Dans le pays européen le plus réticent à se faire vacciner, quel suivi à été mis en place pour contrôler les effets secondaires sur les premiers volontaires?

Pour tous les médicaments et les vaccins, il existe déjà un protocole de suivi des effets secondaires. Les médecins ou les patients eux-mêmes peuvent les déclarer sur le portail du ministère de la Santé.

S’agissant du Covid-19, le Premier ministre a renforcé ce suivi en autorisant vendredi la création d’un fichier baptisé « Vaccin Covid ». Il regroupe les données personnelles de ceux qui auront reçu le vaccin. Les soignants ou encore la Caisse nationale d’assurance maladie auront accès à certaines données comme le nom et les coordonnées des patients. Mais pour les chercheurs, les données récoltées seront anonymisées.

Alors en cas d’effets indésirables, les personnes vaccinées pourront décrire elles-mêmes leurs symptômes sur le portail ou à leur médecin qui se chargera de remplir le formulaire. Ces informations remonteront au Centre régional de pharmacovigilance ainsi qu’à l’échelle européenne.

Le consentement des personnes âgées

Après Sevran et Dijon hier dimanche, cette semaine ce sont 23 établissements médicalisés accueillant des personnes âgées qui recevront des doses de vaccin à injecter.

Dimanche, lors du coup d'envoi de cette campagne tant attendue, Samir Tine, chef de service de médecine générale à l’hôpital René-Muret à Sevran s'exprimait sur le sujet du consentement notamment auprès des personnes âgées. Car ce qui fait la particularité de la vaccination française c'est justement le recueil en toute transparence d'un consentement clair de la part des patients.

« Chaque acte de soin, ne serait-ce qu’une prise de pression artérielle par exemple, relève d’un contrat implicite entre le soignant et le soigné. Un patient peut à tout moment refuser un soin. Ça fait partie de notre travail quotidien de recueillir un consentement », explique Samir Tine.

Le chef de service de médecine générale à l’hôpital René-Muret précise que face à une population de patients âgés, potentiellement atteints de troubles cognitifs, ceux qui peuvent avoir un impact sur la capacité de jugement, une procédure de consentement est prévue.

« La procédure de consentement prévoit bien les choses avec le recueil de l’avis de la personne de confiance, si celle-ci n’a pas été désignée, le recueil de l’avis des ayants droit et aussi du tuteur. »

Reste maintenant à savoir aussi si le vaccin permettra de stopper la transmission du Covid-19. Pour l’instant, seule son efficacité contre les symptômes de la maladie a été prouvée. On ne connaît pas non plus la durée de protection du vaccin. La fin du port du masque et des gestes barrières n’est donc pas pour aujourd’hui.

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