Covid-19: la France renforce ses mesures d'aide financière aux entreprises en difficulté

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Le ministre français de l'Économie Bruno Le Maire a présenté ce jeudi un nouveau volet d'aides économiques aux entreprises qui souffrent particulièrement de la crise sanitaire du Covid-19 qui perdure. Le remboursement des prêts garantis par l'État pourra également être différé d'un an.

Après l'annonce de la généralisation du couvre-feu à 18h sur l'ensemble du territoire métropolitain par le Premier ministre Jean Castex, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a présenté une série de nouvelles mesures pour venir en aide aux entreprises particulièrement touchées par la crise sanitaire.

Les entreprises auront désormais le droit de bénéficier auprès de leur banque d'une année supplémentaire pour commencer à rembourser les prêts garantis par l'Etat (PGE), souscrits pour faire face à la crise. En mettant en place le PGE au début de la crise sanitaire, l'État avait instauré un délai d'un an avant que les banques puissent exiger le remboursement des crédits. Ce délai devait donc arriver à échéance fin mars pour certaines entreprises, alors que nombre d'entre elles connaissent encore des difficultés financières.

Concernant les autres prêts bancaires, Bruno Le Maire a annoncé que « les banques se sont engagées à examiner favorablement toute demande de moratoire ou de report d'échéance pour les entreprises qui sont les plus touchées par la crise, sur une base personnalisée ».

Le ministre de l'Économie a par ailleurs assuré que les coûts fixes des entreprises fermées à cause de l'épidémie de Covid-19 et de celles des secteurs qui leurs sont liés, réalisant plus d'un million d'euros de chiffre d'affaires par mois, seront pris en charge à 70%. Cette « aide exceptionnelle » s'ajoutera aux aides du fonds de solidarité et est pour l'instant plafonnée à trois millions d'euros sur la période de janvier à juin 2021, a-t-il précisé.

Des mesures pour les grosses structures

Il a indiqué que cette limite de trois millions d'euros était un « point du départ » et issu d'une négociation avec la Commission européenne qui va se poursuivre. Le ministre de l'Économie a expliqué que cette nouvelle mesure s'adressait aux « structures importantes » comme les chaînes d'hôtels, les « restaurateurs qui ont plusieurs restaurants dans une même ville », les « activités indoor » telles que les bowlings ou les salles de sport.

Pour les entreprises plus petites, « nous allons travailler avec les parlementaires aux meilleures façons de baisser ce seuil d'un million d'euros qui je sais peut-être pénalisant pour un certain nombre de petites structures très spécifiques », a encore détaillé Bruno Le Maire.

Il a par ailleurs annoncé que le Fonds de solidarité pour les entreprises frappées indirectement par les fermetures administratives liées à la lutte contre la pandémie de Covid-19 (les secteurs connexes) jusqu'ici limité à 10 000 euros par mois, était porté à partir de décembre dernier à une compensation de 20% du chiffre d'affaires, dans la limite de 200 000 euros, si elles ont perdu 70% de leur chiffre d'affaires.

Au total, ces nouvelles mesures devraient coûter quatre milliards d'euros supplémentaires par mois à l'État.

(Avec AFP)