Covid-19 : la France n’est "pas assez armée" pour le séquençage des variants, selon le Pr Philippe Juvin

Mercredi 17 février, un peu plus de 25 000 nouveaux cas de Covid-19 ont été enregistrés en France en 24 heures. Pour autant, la pression hospitalière semble s’être allégée, avec un nombre de patients en baisse. Alors, faut-il y voir une simple accalmie ou un réel reflux de l’épidémie ? Pour le Pr Philippe Juvin, il est encore "beaucoup trop tôt pour le dire". "On est quand même dans une situation extrêmement fragile. Pour rappel, lorsque l’on a déconfiné au mois de décembre, l’objectif était 5 000 nouveaux cas quotidiens, et actuellement, nous avons encore 300 à 500 morts chaque jour", souligne le chef des urgences à l’hôpital Georges-Pompidou (Paris) et maire de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine). Des variants "beaucoup plus présents" qu’on ne le pense Sur la question de la circulation des variants du Covid-19, le Pr Philippe Juvin estime qu’en France, "on ne recherche pas assez leur présence". "Nous ne séquençons pas assez les tests de dépistage réalisés. L’objectif, c’est que 5% de ces mesures soient séquencées, mais nous n’y sommes pas encore. Les Britanniques le font environ 25 fois plus. Nous ne sommes pas assez armés", a-t-il affirmé. Ainsi, selon lui, les variants sont probablement "beaucoup plus présents" en France qu’on ne le pense.