Covid-19 : en France, l'isolement des personnes contaminées reste le maillon faible

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Le 13 décembre 2020, l'épidémiologiste William Dab déclarait au JDD : "Le maillon faible est l'isolement." Nombre de ses confrères le disent encore : le troisième pilier du "tester, tracer, isoler", principal outil de contrôle du Sars-CoV-2 hors confinement, n'a jamais bien fonctionné. Les personnes testées positives ou leurs cas contact ne respectent pas toujours la consigne de rester chez elles. Le même constat vaut pour la quarantaine conseillée aux voyageurs positifs à l'arrivée en France. La critique sur les lacunes de l'isolement, également formulée l'an dernier par la commission d'enquête du Sénat, avait pourtant été entendue par les autorités. Ainsi, après Emmanuel Macron fin novembre, Jean Castex avait assuré que son gouvernement travaillait à un "renforcement de l'effectivité" de l'isolement, sans exclure, "en dernière extrémité", des sanctions.

Pas d'amende dissuasive

Mais, dans un pays qui se soumet à des confinements et à un couvre-feu, le débat annoncé au Parlement n'a jamais eu lieu. Même si l'exécutif a approfondi le dispositif, notamment en proposant aux malades la visite d'un infirmier, il a campé sur sa ligne libérale : privilégier la confiance ; indemniser les pertes de revenus grâce à des arrêts maladie simple d'accès et immédiats.

 

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Aucune amende dissuasive n'a jamais été mise en place. La question de l'assignation à résidence contrainte, considérée dan...


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