Covid-19 en France: la gestion du confinement alarme tous les bords de l'opposition

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Un couvre-feu va-t-il être instauré, en plus du confinement, à Paris ? Ce mardi matin, le porte-parole du gouvernement l’affirmait, avant d’être démenti dans la foulée par Jean Castex, le Premier ministre.

C’est un nouveau couac gouvernemental en forme de symbole d’une gestion de plus en plus erratique de la crise sanitaire, pour une opposition qui tire la sonnette d’alarme face à la progression exponentielle du virus.

Haro sur le gouvernement pour la présidente du rassemblement national, Marine Le Pen. « Je pense que le gouvernement est totalement dépassé, il est totalement dans l’improvisation et l’improvisation dans ce domaine c’est éminemment inquiétant », dit-elle.

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Comme pour le patron des députés LR, Damien Abad, le couac de ce mardi en est un énième exemple : il n’y a pas de pilote dans l’avion. « On n’y comprend plus rien, ça déboussole les Français, et ça montre malheureusement que ce gouvernement, ce sont les professionnels de l’amateurisme », poursuit le député LR.

Problème d’acceptabilité de mesures

Ces ordres et contre-ordres qui inquiètent dans les rangs de l’opposition, quelle qu’elle soit. « C’est grave, parce que pour que les Français acceptent le confinement, le respectent, le comprennent, et combattent le virus tous ensemble, il faut déjà qu’ils comprennent et qu’ils jugent que ce que demande le gouvernement est équitable, et ce n’est pas le cas », dit Jean-Christophe Lagarde, de l’UDI.

Ce problème d’acceptabilité de mesures de plus en plus restrictives est soulevé aussi par le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon. « Si vous donnez des ordres absurdes et qui changent sans arrêt, ne vous attendez pas à autre chose de la part d’un peuple éduqué et cultivé qu’un refus d’obéir, et c’est ce qui est en train de se dessiner, je le crains beaucoup », estime-t-il.

À Matignon, on relativise le couac. Il n’y pas de place à la polémique face « à une réalité des hôpitaux qui nous rattrape ».