Covid-19 en France : plus de 1 600 verbalisations au terme d'une fête sauvage

·2 min de lecture

Près de 2 500 personnes s'étaient donné rendez-vous au sud de Rennes pour fêter le Nouvel An, lors d'une fête sauvage que n'ont pu empêcher les autorités. Plus de 1 600 verbalisations ont été effectuées et le matériel a été saisi lorsque la fête a pris fin, samedi matin.

Faisant fi des forces de l'ordre et du couvre-feu, quelque 2 500 personnes, parfois venues de l'étranger, ont célébré la fin d'année sur de la techno depuis le soir du 31 décembre, lors d’une fête illégale à Lieuron, au sud de Rennes.

La fête a finalement pris fin samedi 2 janvier au petit matin. Dès 5 h 30, les fêtards ont commencé à quitter ce hameau de la campagne bretonne et à 10 h 15 le site était sous contrôle des forces de l'ordre, a expliqué la préfecture d'Ille-et-Vilaine. La fête aura duré trente-six heures.

Selon un tweet du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin les gendarmes ont établi "1 225 infractions Covid (masques-rassemblement-couvre feu) + 420 infractions diverses dont 225 en lien avec les stupéfiants."

"Les éléments recueillis ont permis de confirmer le caractère payant de la manifestation sous la forme d'une contribution et la présence importante de produits stupéfiants à l'occasion de cet évènement", a expliqué dans un communiqué le procureur de la République de Rennes, Philippe Astruc.

"L'État doit rétablir l'ordre public immédiatement"

Le député d'Ille-et-Vilaine Florian Bachelier (LREM) estimait sur son compte Twitter que "ce rassemblement de zadistes" faisait "honte à notre pays, à nos soignants mobilisés depuis des mois, à nos morts. Puisse l'autorité judiciaire leur faire comprendre rapidement et radicalement le sens du mot responsabilité. L'État doit rétablir l'ordre public immédiatement".

"Il y a une grande hostilité, une grande violence face à nous qui a fait que le dispositif mis en place a évolué et on attend d'être en nombre, d'avoir suffisamment de forces mobiles pour mettre en place un dispositif qui est complexe, sensible, face à ces 2 500 délinquants présents sur les lieux", avait souligné la porte-parole du ministère de l'Intérieur Camille Chaize sur BFM TV.

Jeudi soir, les gendarmes avaient tenté "d'empêcher cette installation et ont fait face à la violente hostilité de nombreux teufeurs", a expliqué la préfecture d'Ille-et-Vilaine.

Lors de ces affrontements "un véhicule de la gendarmerie a été incendié, trois autres dégradés et les militaires ont essuyé des jets de bouteilles et de pierres, occasionnant des blessures légères", précise-t-on de même source.

Avec AFP