Covid-19 en France : déploiement "massif" des tests antigéniques dans les Ehpad

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Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé vendredi le déploiement de 1 600 000 tests antigéniques dans les Ehpad pour dépister massivement et isoler les pensionnaires positifs, alors que la pandémie de coronavirus continue de croître en France.

Un déploiement "massif" de tests dans les Ehpad. En visite dans un établissement d'hébergement pour personnes âgées de Clamart, en banlieue parisienne, vendredi 6 novembre, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a indiqué que "800 000 tests antigéniques" avaient déjà été acheminés dans les Ehpad en France alors que 800 000 autres seraient livrés la semaine prochaine.

Le ministre de la Santé a expliqué souhaiter mettre en place un "dépistage récurrent à chaque fois que ce sera nécessaire, auprès du personnel mais aussi des résidents".

Présence du virus détectée en trente minutes

Plus rapide, ce type de test, qui consiste en un prélèvement nasopharyngé, permet de détecter la présence du virus en trente minutes sans passer par les laboratoires. Il pourrait ainsi permettre "de ne pas isoler à l'excès des gens qui seraient négatifs mais pour lesquels on aurait des doutes, et en même temps de ne pas passer à côté de diagnostics", a souligné Olivier Véran.

Le ministre a tout de même précisé que le test antigénique vient "compléter", et non se substituer, au dispositif actuel, car lorsqu'il est positif, le résultat doit être confirmé par un test PCR.

Pas de confinement spécifique aux personnes vulnérables

Le gouvernement n'a aucune intention d'imposer le confinement aux seules personnes les plus vulnérables au Covid-19, car cette solution n'est pas "faisable" et ne respecterait pas le principe de solidarité entre les générations, a par ailleurs assuré Olivier Véran.

"À la fois pour des raisons de faisabilité et à la fois pour des raisons de solidarité entre les générations – et nous y sommes très attachés –, ce n'est pas une solution que nous avons retenue et que nous retiendrons", a dit Olivier Véran en marge d'une visite dans une maison de retraite de Clamart (Hauts-de-Seine).

Une telle stratégie supposerait qu'"à partir d'un certain âge, les gens n'ont plus le droit de sortir de chez eux, et les autres peuvent continuer à circuler. Drôle de société", a observé Olivier Véran.

Dans un tel scénario, il serait "très compliqué" de fixer une limite d'âge pertinente, a ajouté Olivier Véran, soulignant que l'âge moyen d'un patient en réanimation atteignait 62 ans, mais que 30 % des patients en réanimation avaient moins de 60 ans.

Avec AFP