Covid-19 en France: atermoiements sur une stratégie

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Durement critiqué pour le démarrage plus que lent du processus de vaccination en France, le gouvernement a changé de braquet ce week-end. D'une campagne de communication plus que prudente –« ce délai, je l'assume », disait, il y a encore quelques jours, Olivier Véran - l'exécutif dit désormais qu'il faut accélérer.

Il y a eu les masques, puis les tests. Voici maintenant la polémique sur la vaccination et les errements de communication du gouvernement. Obnubilé par les « vaccinosceptiques », l'exécutif aurait-il eu une communication trop prudente, trop négative ?

Force est de constater qu'en quelques jours, le discours a radicalement changé. Avant les fêtes, Olivier Véran, le ministre de la Santé revendiquait un processus progressif : d'abord les Ehpad, puis les soignants, puis les plus de 65 ans et ensuite le reste des Français à partir du printemps.

Face à la reprise épidémique dans le Grand Est et dans le Sud, face aux critiques du monde scientifique et des élus, et après ce qui ressemble à la réprimande du président Emmanuel Macron lors de ses vœux (« Je ne laisserai pas (...) une lenteur injustifiée s'installer »), changement de communication ce week-end.

Les ministres se succèdent sur les plateaux de télévision et tentent de calmer le jeu: le processus va s'accélérer avec -notamment- la vaccination plus tôt que prévu des soignants. Dans ce virage pour l'instant, un grand absent : le Premier ministre.