Covid-19 : fragilisé par l'arrêt des salons, l'événementiel craint des dépôts de bilan en série

Guillemette Jeannot
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"Nous étions un secteur en pleine croissance depuis quelques années, le virus a tout remis en cause." Philippe Abergel, délégué général du Syndicat national des prestataires de l'audiovisuel scénique et événementiel (Synpase), résume ainsi le blues de toute une profession. Chaque année, 1 200 salons et foires, ainsi que 2 800 congrès se déroulent en France, sans compter les 380 000 événements d'entreprises ou d'institutions. Ils génèrent 39,4 milliards d'euros de retombées économiques (tourisme inclus) et permettent aux exposants de réaliser 34,5 milliards d'euros de flux d'affaires, selon les dernières statistiques 2019 (PDF) de l'Union française des métiers de l'événement (Unimev), qui regroupe les organisateurs, les gestionnaires de sites d'accueil et les prestataires de services.

Mais de la suppression du carnaval de Nice, en février 2020, à la fermeture des lieux publics pour lutter contre l'épidémie de coronavirus, le secteur de l'événementiel ne compte plus les annulations. Dernière en date, celle du Salon international de l'aéronautique et de l'espace du Bourget, qui devait se tenir du 21 au 27 juin 2021.

Un "choc économique"

"Aujourd'hui, ma société ne vaut plus rien", constate Bernard Creuwels, dirigeant de (...)

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