Covid-19: faut-il tester tous les Français pour stopper l'épidémie?

Alix Coutures
·Journaliste
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La Slovaquie a proposé à ces quelque 5,5 millions d'habitants de bénéficier d'un test antigénique début novembre.  (Photo: Irina Prudnikova via Getty Images)
La Slovaquie a proposé à ces quelque 5,5 millions d'habitants de bénéficier d'un test antigénique début novembre. (Photo: Irina Prudnikova via Getty Images)

DÉPISTAGE - “Tester, tester, tester”, préconisait déjà l’OMS (Organisation mondiale de la santé) au printemps, en pleine première vague de Covid-19. Alors que les autorités encouragent les dépistages, avec un total de 18.935.092 tests réalisés jusqu’ici d’après Santé publique France, plusieurs médecins et politiques plaident pour un dépistage massif de la population.

Il faut “réduire drastiquement le nombre des porteurs du virus en identifiant toutes les personnes asymptomatiques”, ont notamment écrit les professeurs Philippe Amouyel, Luc Dauchet et Emmanuel Hirsch dans une tribune publiée dans Le Journal du dimanche le 15 novembre dernier. Dépister 67 millions de personnes permettrait de pallier le manque de données sur l’épidémie en vue du déconfinement, a précisé Philippe Amouyel, sur France Inter le lendemain.

Laurent Wauquiez, président LR d’Auvergne-Rhône Alpes a annoncé quant à lui vouloir organiser une campagne massive de tests gratuits pour les 8 millions d’habitants de sa région, l’une des plus touchées par le coronavirus. L’idée est séduisante, mais ne fait pas l’unanimité en France, comme l’a montré la réponse du ministre de la Santé sur BFM TV. “Ce qui est important, ce n’est pas de tester les gens, c’est d’être sûr qu’une fois testés, nous sommes capables de les mettre à l’abri pour éviter les contaminations”, a précisé Olivier Véran.

Les défenseurs du dépistage de masse ont pourtant un argument de taille à faire valoir: plusieurs États ont mené cette opération d’ampleur a...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.