Covid-19 : "Il faudra des mesures de plus en plus fortes" si la part du variant britannique augmente, estime l'épidémiologiste Vittoria Colizza

franceinfo
·1 min de lecture

Vittoria Colizza, épidémiologiste et directrice de recherche à l'Inserm, estime mardi 23 février sur France Inter qu'il faudra "imposer des mesures de plus en plus fortes" si la part du variant britannique continue d'augmenter parmi les cas de Covid-19 en France. Cette spécialiste en modélisation des maladies infectieuses estime que si l'épidémie reste sur un plateau en France, c'est parce que la souche initiale du Covid recule, tandis que les variants se développent. "L'objectif est de rester sur ce plateau le plus longtemps possible", assure-t-elle.

"Aujourd'hui, explique Vittoria Colizza, on a cet équilibre entre la souche historique qui recule grâce aux mesures qu'on a mises en place et les variants britanniques qui poussent par contre vers une augmentation". Elle rappelle que d'après Santé publique France le variant britannique représente au moins le tiers des cas dans près de la moitié des départements. "Cette augmentation est très rapide. Alors le moment où le variant va devenir dominant est un moment important", souligne-t-elle.

"L'impact bénéfique du couvre-feu ne va pas durer"

Il s'agit donc de "faire baisser rapidement" la souche historique pour "compenser l'augmentation du variant britannique". D'après l'épidémiologiste, les restrictions "qu'on met en place ont toujours et vont toujours avoir un impact sur les deux souches" mais l'impact sera plus fort sur la souche historique. "On sait aujourd'hui que l'impact bénéfique du couvre-feu avancé à 18h ne va pas (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi