Covid-19: face à une explosion du nombre de cas, le Liban se prépare à des mesures drastiques

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Le Premier ministre libanais, Hassane Diab,doit présider ce lundi 4 janvier la Commission nationale de lutte contre le coronavirus, qui devrait décider de reconfiner le pays. Une mesure dictée par la montée en flèche des infections, avec 2 500 contaminations en 24 heures, ce samedi, portant à près de 187 000 le nombre de cas pour une population de six millions d’habitants, dont 1,5 million de déplacés syriens.

Avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh

De longues files de voitures s’étendant parfois sur plus d’un kilomètre se sont formées ce samedi 2 janvier devant les laboratoires et les hôpitaux agréés pour effectuer le test PCR au Covid-19. Après avoir fêté sans retenue Noël et le Nouvel an, les Libanais réalisent l’ampleur de la catastrophe. Le nombre de contaminations au coronavirus monte en flèche depuis quelques jours et devrait exploser dans les deux prochaines semaines.

Mais déjà, les hôpitaux sont saturés. Les unités de soins intensifs sont pleine à 90% et les « patients font la queue aux urgences en attendant un lit », selon le président du syndicat des hôpitaux privés. Les malades commencent à être dirigés vers les provinces.

La conseillère du Premier ministre pour les Affaires de santé, Petra Khoury, indique que plus de 70% des cas positifs sont dus « aux rassemblements et aux fêtes privées de fin d’année ». Face au risque d’effondrement du système de santé les autorités se dirigent vers un troisième confinement couplé à des mesures très sévères.

Un bouclage généralisé du pays pour trois semaines est envisagé à partir du 7 janvier avec l’instauration d’un couvre-feu et l’arrêt de toutes les activités économiques non vitales. Les écoles, qui devaient rouvrir leurs portes en présentiel dès ce lundi, reprendront l’enseignement à distance. Le vaccin est attendu en février. Le Liban a réservé deux millions de doses, couvrant près de 20% de la population.