Covid-19: les excès du Spring Break contraignent Miami Beach à adopter un couvre-feu

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Aux États-Unis, Miami Beach a été placée en état d’urgence et sous couvre-feu. Tout cela à cause de milliers d’étudiants arrivés dans la ville comme chaque année pour fêter le Spring Break. La police a dû mettre fin à des dizaines de fêtes et rassemblement dans la rue.

Avec notre correspondante à New York, Loubna Anaki

Les autorités de Miami Beach l’ont appris l’année dernière à leurs dépens, après une multiplication de cas de contamination, Covid-19 et Spring Break ne font pas bon ménage.

Cette année, la mairie avait diffusé de nombreux avertissements et imposé de nouvelles mesures pour faire face aux groupes d’étudiants et de fêtards arrivés depuis la semaine dernière. Mais cela n’a pas empêché ces groupes de se balader sans masques, sans distanciation, sur la plage, dans les rues, dans les restaurants et bars pour fêter ces vacances de printemps.

Ils étaient même plus nombreux que l’année dernière. Probablement poussés par l’envie de se lâcher après une année de pandémie et l’impression qu’avec la vaccination qui avance dans le pays, le risque est sous contrôle. Dimanche, des dizaines de jeunes ont saccagé des restaurants, d’autres ont commencé à se battre obligeant la police à intervenir à coup de gaz lacrymogène.

Face à cette situation, la ville a annoncé un couvre-feu de 20h à 6h du matin. Une mesure qui pourrait rester en vigueur jusqu’au 12 avril. Les restaurants et bar sont appelés, eux aussi, à fermer tôt. La vente d’alcool devrait être interdite après 22h.

En Floride, où le port du masque n’a jamais été imposé, les autorités de Miami Beach ont du mal à faire respecter les mesures sanitaires durant ce Spring Break.