Covid-19: Estrosi fait interdire les locations saisonnières à Nice pendant les vacances

Mélanie Rostagnat
·2 min de lecture
Le maire de Nice Christian Estrosi, le 18 janvier 2021, sur la
Le maire de Nice Christian Estrosi, le 18 janvier 2021, sur la

"C'est un arrêté infondé et discriminatoire", estime Timothée de Roux, président de l'UMPLV qui représente les grandes plateformes de locations entre particuliers en France (Airbnb, Abritel, Le Bon Coin...). Le 27 janvier dernier, le maire de Nice a annoncé sur Twitter avoir pris un arrêté interdisant les locations saisonnières à Nice à partir de ce samedi et jusqu'au 20 février, soit pendant les deux premières semaines des vacances d'hiver.

Cette mesure, qui vise à freiner la propagation de l'épidémie de Covid-19 dans le département qui présente le taux d'incidence le plus élevé du pays, "pourra être reconduite", assure Christian Estrosi. Le maire précise au Figaro que des contrôles seront réalisés "de manière aléatoire sur les plateformes et/ou sur la base de signalements de riverains". Il a par ailleurs invité le préfet des Alpes-Maritimes à prendre un arrêté similaire sur "une zone plus étendue".

Sur le site du quotidien, Christian Estrosi explique que "personne n'a intérêt à ce que, pour grappiller quelques jours ou semaines de location, on fasse prendre un risque collectif en générant un flux important de populations à risque".

Un recours administratif déposé par les professionnels du secteur

Des arguments difficiles à entendre pour les professionnels du secteur et ce, alors même que le secrétaire d'Etat chargé du Tourisme a répété ces derniers jours que "les Français pouvaient partir" en vacances et qu'il n'y aurait pas de restrictions de circulation prévues en février. Pour les acteurs de la location saisonnière, l'arrêté du maire de Nice introduit par ailleurs une injustice par rapport aux établissements hôteliers qui, eux, ont le droit d'accueillir des visiteurs.

"Je ne comprends pas pourquoi Nice serait privé de ses touristes et pourquoi Nice interdirait seulement la location saisonnière", a déclaré à France Bleu Timothée de Roux.

L'Union professionnelle de la location touristique (UPLT) a décidé de déposer un recours administratif contre l'arrêté de Christian Estrosi. Selon France Bleu, le tribunal administratif de Nice doit se prononcer lundi matin.

Article original publié sur BFMTV.com