Covid-19 : espacer les doses des vaccins, un pari risqué?

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Vacciner plus de personnes quitte à ce que ce soit moins efficace. Cette stratégie a été choisie par plusieurs pays. Ainsi, face aux stocks limités, le Danemark a annoncé lundi espacer jusqu'à six semaines les deux injections du vaccin ; quant au Royaume-Uni, il laisse s'écouler jusqu'à douze semaines. "De cette manière, nous pourrons vacciner plus de monde dès maintenant", a justifié le chef de l'Agence nationale danoise de la Santé, Soren Brostrom, en précisant que ce choix se fondait sur la documentation présentée par les laboratoires qui fait état d’une seconde dose reçue "entre 19 et 42 jours" après la première. 

Etant donnée l'urgence d'une vaccination la plus large possible, "une approche pragmatique est nécessaire à court terme", a de son côté estimé la Société britannique d'immunologie pour justifier la décision d'espacer les doses. Lors d'une conférence de presse, les experts scientifiques avaient expliqué que le vaccin AstraZeneca/Oxford offrait une protection à partir du 22e jour suivant la première injection, et pour au moins trois mois. "Cela nous permettra de vacciner plus de gens, et aussi de les vacciner plus vite", s'était alors félicité Boris Johnson.

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Pas de changement pour l'heure en France

Selon l'AFP, l'Allemagne s'interroge également : le ministère de la Santé a demandé aux autorités sanitaires d'évaluer les options concernant un allongement de ce délai. En France, il ...


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