Covid-19: entre restrictions et anxiété, les Français de Shanghai racontent le strict confinement

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Une voiture des forces de l'ordre patrouille dans le district Jing'an de Shanghai, le 14 avril 2022, en plein confinement dû au Covid-19 - Hector Retamal - AFP
Une voiture des forces de l'ordre patrouille dans le district Jing'an de Shanghai, le 14 avril 2022, en plein confinement dû au Covid-19 - Hector Retamal - AFP

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Après plus d’un mois de restrictions et deux semaines de confinement strict, les habitants de Shanghai osent de plus en plus exprimer leur mécontentement face à des mesures qu’ils jugent "inhumaines". Car le confinement décrété par les autorités chinoises est très strict, comme peut en témoigner Elodie Mangin.

Du haut de son 25e étage, cette expatriée française raconte au micro de BFMTV ne pas voir passer la moindre voiture dans la rue. "Tout ce qu'on voit, ce sont des hommes en combinaison blanche. Il y a très très peu de véhicules, à part des ambulances", raconte-t-elle.

Les rues de Shanghai sont en effet totalement vides. Tout déplacement est interdit: seuls peuvent sortir ceux qui doivent se faire dépister au Covid-19. Le moindre geste du quotidien relève donc du parcours du combattant, comme faire ses courses... ou promener son chien.

"On a vu des images sur les réseaux sociaux des gens très inventifs qui descendent leurs chiens par des cordes depuis leur étage d'immeuble", souligne Frédéric Schaeffer, correspondant du journal Les Echos.

"On est toujours dans l'appréhension"

Mais d'autres n'ont pas eu cette chance. Des animaux domestiques ont été abattus en pleine rue parce que soupçonnés de porter le virus, rapportent de nombreux habitants sur les réseaux sociaux.

Car la politique "zéro-covid" de Pékin est plus que radicale. Certains animaux sont tués parce que leurs maîtres sont positifs ou cas-contact. Et les habitants testés positifs au Covid-19 doivent aller dans des centres d'isolement... de gré ou de force. Depuis près de trois semaines, des familles sont donc séparées tous les jours.

"C'est la punition. C'est vraiment l'endroit où on n'a pas envie d'aller", témoigne François-Xavier Sahuc, expatrié à Shanghai. "On est toujours dans l'appréhension de savoir si notre appartement contient des personnes qui sont contaminées ou si on est cas-contact."

Lui, comme d'autres, explique surtout manquer de perspectives. Si le mécontentement croissant de la population a poussé les autorités à annoncer une levée des restrictions, dans les faits, elle ne devrait pas arriver tout de suite. Car ce dimanche, 19.831 nouveaux cas asymptomatiques ont été signalés, et 2417 symptomatiques. En outre, pour la première fois depuis la mise en place du confinement, trois personnes sont mortes du virus.

Article original publié sur BFMTV.com

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