Covid-19 : avec sa dose unique, le vaccin candidat de Janssen peut-il rebattre les cartes de la campagne de vaccination ?

Fabien Magnenou
·2 min de lecture

S'il obtient le feu vert européen, courant mars, l'Ad26.COV2.S pourrait devenir le premier vaccin à une seule injection commercialisé sur le continent, ce qui devrait simplifier les circuits logistiques.

Au suivant. C'est au tour de Johnson & Johnson de frapper à la porte de l'Agence européenne des médicaments. Le groupe pharmaceutique, via sa filiale Janssen, a déposé une demande d'autorisation pour son candidat vaccin, mardi 17 février, et le régulateur précise qu'une éventuelle mise sur le marché pourrait être discutée à la mi-mars. En cas de feu vert, le vaccin Ad26.COV2.S deviendrait alors le quatrième sérum contre le Covid-19 utilisé en Europe. Il serait surtout le premier vaccin à une seule dose. Une spécificité qui rend le CV du candidat très séduisant.

"D'un point de vue logistique, vous pouvez faire des campagnes en convoquant les gens une fois seulement", souligne auprès de franceinfo Marie-Paule Kieny, présidente du comité Vaccin Covid-19 et directrice de recherche à l'Inserm. Ce schéma de vaccination à une dose présente un net avantage pour fluidifier les circuits et améliorer l'accès au vaccin. En France, fin février, 1,7 million des 4,3 millions de rendez-vous auront été consacrés à la seconde injection des vaccins de Pfizer et de Moderna, selon le ministère de la Santé. D'où l'intérêt d'un produit à dose unique, pour libérer des créneaux et accélérer la cadence.

Le pari singulier de la dose unique

Ce n'est pas l'aspect technologique qui distingue le vaccin candidat de Janssen, puisqu'il utilise la même méthode que celui d'AstraZeneca ou du Spoutnik V. Ici, la séquence génétique codant la synthèse de la protéine "Spike" du coronavirus est insérée dans le (...)

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