Covid-19 : se dirige-t-on vers une crise économique mondiale ?

L'impact économique de la crise du Covid-19 en France devrait dépasser les 0,1% du PIB, a annoncé le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. De nombreuses entreprises souffrent. Le transport aérien, le tourisme et l'hôtellerie sont en première ligne. Des salles de spectacles fermées, des hôtels vides, des salons annulés, des traiteurs et des PME spécialisées dans les voyages scolaires... Tous ceux-là ne travaillent plus beaucoup. Une grande partie de cette activité ne sera pas rattrapée. Actuellement, à l'échelle de l'Europe, on estime que l'industrie européenne du tourisme perd un milliard d'euros par mois. On s'attend donc, du côté des entreprises françaises concernées, à ce qu'il y ait de plus en plus de problèmes de trésorerie. Le gouvernement a annoncé des mesures d'accompagnement, par exemple pour étaler les paiements à l'Urssaf ou encore pour garantir ces entreprises lorsqu'elles demandent un prêt à la banque. "Nous débloquerons ce qu'il faudra", a même annoncé Bruno Le Maire, lundi 2 mars. Préserver la confiance pour continuer à alimenter l'économie Le monde est-il menacé d'une grave crise, une récession ? "C'est ce que nous disent les économistes de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Si l'épidémie s'aggrave, si elle n'est pas maîtrisée au printemps. Alors là, oui, la récession menacera le Japon et l'Europe. Le scénario noir, c'est la consommation qui freine et les investisseurs qui perdent totalement leurs nerfs. On n'en est pas encore là. La clé, c'est la confiance. À Bruxelles (Belgique) comme au G7, on entend les pays qui parlent de solution de réponse coordonnée. Il y a aussi certaines banques centrales, comme la Fed (Federal Reserve System), aux États-Unis, qui lance des signes pour dire que l'argent restera bon marché. C'est très important pour le financement des entreprises ou encore pour les prêts que les banques accordent aux ménages. Bref, le message de tous les responsables économiques de la planète, c'est : 'On fera ce qu'il faudra, mais surtout ne paniquez pas'", conclut la journaliste Alexandra Bensaïd.