Covid-19 : deux familles racontent ce que la crise sanitaire a changé pour elles

Il y a tout juste un an, Franck et Pascale étaient déjà assis dans leur cuisine, en banlieue parisienne. Le premier confinement, entré en vigueur mardi 17 mars 2020, leur avait permis de profiter de leurs grands enfants comme ils n'avaient plus l'habitude de le faire. Mais, après, chacun était reparti à ses occupations. "C'était très agréable", reconnaît Pascale, non sans une certaine nostalgie. Dépendance aux écrans Enfermé dans son atelier parisien avec sa femme et sa fille, l'artiste peintre Roberto Cabot regrettait son manque de liberté. "Mon rêve, ce serait d'organiser une belle exposition, d'y inviter tous mes amis et que l'on puisse s'embrasser," racontait-il alors. Un an plus tard, sa vie professionnelle est toujours en suspens, ses projets sont toujours à l'arrêt, ce qui "commence à l'inquiéter". Sa vie familiale a aussi été perturbée. "Je suis devenue accro aux écrans," a avoué sa fille Liz, 10 ans. L'une comme l'autre, ces deux familles ont, comme toutes les autres en France, appris à vivre avec le virus.