Covid-19 : le Danemark renonce au vaccin d'AstraZeneca, une première en Europe

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Le Danemark avait été le premier État européen à suspendre la vaccination anti-Covid avec les doses du laboratoire AstraZeneca. Il a décidé mercredi d'abandonner définitivement ce vaccin dans la lutte contre la pandémie.

Le Danemark renonce définitivement au vaccin AstraZeneca contre le Covid-19 à cause de ses effets secondaires "rares" mais "graves", ont annoncé mercredi 14 avril les autorités du pays, qui devient le premier à l'abandonner en Europe.

Malgré les avis du régulateur européen et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) favorables à son usage, "la campagne de vaccination au Danemark continue sans le vaccin d'AstraZeneca", a indiqué le directeur de l'Agence nationale de santé, Søren Brostrøm, lors d'une conférence de presse.

Les quelque 150 000 personnes qui ont reçu une dose du sérum vont se voir proposer un autre vaccin pour leur seconde dose, selon les autorités.

Parmi les injections du vaccin AstraZeneca réalisées, deux cas de thrombose grave – dont un mortel – avaient été relevés au Danemark chez des personnes jusqu'alors en bonne santé.

Une enquête approfondie

Le Danemark avait déjà été le premier pays en Europe à avoir suspendu l'utilisation du vaccin le 11 mars, après des rapports décrivant des cas exceptionnels de caillots sanguins, combinés à un faible taux de plaquettes et à des saignements.

Malgré un avis favorable de l'Agence européenne des médicaments (EMA) à son usage, le pays avait maintenu sa suspension, comme la Norvège voisine, choisissant d'approfondir son enquête sur le lien entre ces quelques cas graves et la vaccination.

Si elle a ensuite confirmé le 8 avril un lien avec des cas de thrombose graves mais rares, l'EMA avait estimé que les bénéfices du vaccin l'emportaient toujours sur les risques.

Allongement du programme de vaccination

La majorité des pays européens qui avaient suspendu l'utilisation du vaccin l'ont reprise, le plus souvent en fixant une limite d'âge.

Ailleurs, l'Afrique du Sud y a aussi renoncé en février car son efficacité est mise en doute face au variant qui ravage le pays. Les États-Unis, tout comme la Suisse, ne l'ont toujours pas autorisé, et le Venezuela a refusé de l'autoriser en invoquant ses effets secondaires.

L'abandon du vaccin signifie un rallongement de trois semaines au moins du programme d'immunisation danois, qui prévoyait la vaccination de tous les plus de 16 ans pour le mois de juillet.

Avec AFP