Covid-19 : la détresse des commerçants face à un nouveau confinement

La boutique de Fabrice Nabet est fermée, mais le commerçant présente tout de même sa collection été, reçue la veille du confinement, soit 60 000 euros de chemises, chaussures, maillots de bain et jeans. Il doit régler la facture d’ici un à deux mois. Alors comment faire, avec quatre semaines de fermeture administrative et des probables promotions dès le printemps ? "Malheureusement, j’ai 41 ans, je n’ai aucune formation, sorti de la vente, je ne sais rien faire. Demain, si ça me reste sur les bras, c’est une faillite", dénonce Fabrice Nabet. "Pourquoi le coiffeur, le fleuriste et pourquoi pas nous ?" Ses comptes sont dans le rouge : 100 000 euros de chiffres d’affaire en moins en 2020 et des aides limitées du fonds de solidarité, seulement 13 000 euros jusque là. Cette fois-ci, Fabrice Nabet compte percevoir l’aide maximale. "Nous, ce qu’on demande, c’est un peu plus d’impartialité. Pourquoi le coiffeur, le fleuriste et pourquoi pas nous ?", questionne-t-il. Depuis six mois, le commerçant a également créé son entreprise de service de bricolage qui lui rapporte en moyenne 500 euros par mois, pour payer ses factures personnelles.