Covid-19: le désarroi du monde du spectacle

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En France, la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, tente de rassurer le monde des intermittents du spectacle avec des déclarations combatives et la promesse notamment d’étudier avec soin l'expérimentation d'un concert test menée tout récemment à Barcelone avec 500 personnes, sorte de lueur d’espoir d’un lent mais néanmoins possible retour à la normale.

Reportage à Marseille dans un théâtre de quartier, Stéphane Burgatt

Tombé du camion est une comédie en suspens. Les répétitions se poursuivent. Mais Christophe Pecoraro, le directeur de l’Archange théâtre, ne sait toujours pas quand il pourra lever le rideau : « Clairement, il y a de la colère et de la lassitude. Une nouvelle fois, on nous fait le coup du "On verra cela dans 15 jours". Stop ! Ras-le-bol ! Lassitude aussi parce qu’à chaque fois, on se dit, il faut qu’on soit prêts et on met toute notre énergie en place pour être prêts. Puis ensuite, à chaque fois, et bien non ce n’est pas pour maintenant. Stop quoi ! ».

Crainte de la fin des aides publiques

Il craint également la fin des aides publiques et milite pour une réouverture en citant l’exemple de voisins européens, comme le Luxembourg ou l’Espagne.

Et du côté des intermittents comme Florence Kleinbort, comédienne, les perspectives ne sont pas plus encourageantes : « Par exemple, moi, entre le début du mois de novembre et la fin du mois de décembre, j’ai perdu 33 cachets. En gros, j’ai perdu 33 chèques avec des zéros. Cela fait un manque à gagner énorme. Je n’arrive plus à me projeter. Je ne sais pas, je suis un peu maussade et suis un peu pessimiste. On ne sait pas comment ça va évoluer et c’est très angoissant en fait cette situation ».

Allocations chômage

Ses allocations chômage lui assurent l’essentiel, mais avec les périodes de confinement et de couvre-feu, il lui est devenu presque impossible d’organiser des cours de théâtre comme elle en avait l'habitude.