Covid-19 : comment la crise favorise un regain d'intérêt pour les préretraites

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Le choc économique provoqué par la crise sanitaire est-il en train de remettre au goût du jour les départs en préretraite ? Des accords récents, négociés dans un certain nombre de grandes entreprises, permettent de le penser. PSA, Renault, Bosch, Michelin, Aéroports de Paris, Airbus, Safran, toutes ont utilisé ce dispositif, jusqu'alors tombé un peu en désuétude. Et ce d'autant plus qu'il ne s'inscrivait pas dans la lignée des prescriptions gouvernementales en matière d'emploi. Mais non seulement ces entreprises l'utilisent mais elles l'assument. 

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Apaiser le départ des salariés

Ces dernières années, en effet, on voyait des départs de salariés seniors qui prenait la forme de transactions individuelles, discrètement négociées, et les personnes concernées étaient prises en charge non par les entreprises mais par l’assurance chômage jusqu’à leur départ en retraite. Une pratique dénoncée au passage par la Cour des comptes.

Cette fois ci, les plans sont faits en bonne et due forme et concernent parfois des populations importantes. Chez Safran, par exemple, le plan négocié l’été dernier prévoit 3.000 départs. Pour les entreprises, cela a un coût : il faut continuer à rémunérer les salariés jusqu’à la retraite à hauteur de 70% à 80% de leur ancien salaire. Mais cela présente aussi un intérêt : celui de pouvoir procéder à des réductions d’effectifs de manière apaisée puisque beaucoup de salariés ...


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