Covid-19 : le cri d’alarme de 41 médecins sur la troisième vague

Dans les services de réanimation d’Île-de-France, l’inquiétude grandit. Les lits sont de plus en plus rares, et les patients sont hospitalisés de plus en plus longtemps. À terme, si la situation ne s’améliore pas, les soignants vont-ils devoir trier, choisir quels malades soigner ? Dimanche 28 mars, 41 médecins d’Île-de-France, dont des réanimateurs et des urgentistes, ont lancé un cri d’alarme face à la situation sanitaire en France qui s’aggrave de jour en jour avec la troisième vague du Covid-19. Ils assurent que les restrictions actuelles sont insuffisantes et qu’ils seront amenés à faire un tri des patients. "Ce tri concernera tous les patients" "Ce tri concernera tous les patients, Covid et non Covid, en particulier des patients adultes en soins critiques", écrivent-ils dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche. Certains médecins signataires redoutent de devoir faire des choix en fonction de l’âge des patients. Actuellement, selon les dernières données, il y aurait en région parisienne 1 429 malades Covid en réanimation. C’est moins que lors de la première vague, au printemps 2020, où 2700 lits étaient occupés, mais il y avait alors un confinement strict, avec 80 % d’opérations déprogrammées.