Covid-19 : les craintes que suscite le “Freedom day” en Angleterre

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Le gouvernement anglais a décidé d’arrêter toutes les restrictions contre le Covid-19 à partir du 19 juillet 2021. Un choix qui risque de transformer l’Angleterre en une usine à variants et à cas de Covid long.

Le “” des Anglais sera-t-il le jour de la liberté pour le virus ? Après plus d’un an de lutte acharnée contre le coronavirus, l’Angleterre (pays le plus endeuillé d’Europe avec ) a décidé ce 19 juillet 2021 de baisser les armes et de larguer les quelques amarres qui retenaient encore le Covid-19. Plus de masque obligatoire, plus de distanciation physique, plus de limite pour les évènements massifs (reconnus pour leur potentiel superpropagateur du virus)… c’est comme si la pandémie avait cessé d’exister Outre-Manche. Pourtant, le virus est bien présent et circule de plus en plus vite en Angleterre, où le variant Delta cause plus de 50.000 nouveaux cas chaque jour. Un chiffre déjà très proche du maximum atteint lors de la vague précédente (59.660 du 3 au 9 janvier 2021) et qui va augmenter davantage à cause de ces nouvelles libertés octroyées au virus. Le ministère de la santé anglais prévoit déjà un nombre de 100.000 contaminations par jour dans quelques semaines, possiblement sous-estimé vu l’ampleur que cette propagation pourrait atteindre. Alors que les chercheurs du monde entier, mais particulièrement les Britanniques, décrient une décision “dangereuse et prématurée”, qui pourrait ouvrir la porte à une production massive de variants du virus.

L’Angleterre, nouvelle usine à variants ?

"Créateurs" du célèbre variant Alpha (le premier variant préoccupant du coronavirus), les Anglais semblent décidés à retenir leur première place en tant que site de production et d’exportation de variants de Sars-CoV-2. Car même si le Royaume-Uni a bien avancé avec la vaccination (51 % des Britanniques sont entièrement vaccinés, 68 % ont reçu une dose), et qu’on estime qu’environ 20 % de ses habitants ont été infectés lors des vagues précédentes, il reste à peu près 17 millions de Britanniques pas encore immunisés (selon une lettre publiée le par un groupe de chercheurs comptant déjà plus de 1.000 signataires). Mais alors que les autres pays du royaume ont décidé de garder quelques [...]

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