Covid-19 : le covoiturage, une source de contamination ?

Partager sa voiture avec une inconnue : avec la crise sanitaire, Franck Poulain, un habitué du covoiturage, y était réticent. Pour son premier trajet depuis quelques mois, jeudi 31 décembre, il ne prend qu'une seule personne. "Avant, j'en prenais plus", indique le quadragénaire. C'est parti pour cinq heures de route, direction la Bretagne. À l'arrière, Marguerite Colcomb, une étudiante, rentre pour les fêtes et n'est pas inquiète par ce trajet partagé. Des gestes barrières pas toujours simples à appliquer "Ça me fait plus peur de prendre le train, parce qu'on est tous entassés les uns à côté des autres, on sort, on bouge", estime-t-elle. Pour limiter les risques liés au coronavirus, il est recommandé d'ouvrir les vitres au maximum, ou encore de désinfecter l'habitacle. Des gestes pas toujours simples à mettre en place. "Je ne sais pas quelle charge de virus il y a, combien de temps ça reste sur les tissus, énumère Franck Poulain. Je ne vais pas m'embêter avec ça, je laisserai ma ouverte ma voiture, arrivé chez moi".