Covid-19: le couvre-feu à 18h généralisé en France métropolitaine à partir de samedi

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Le Premier ministre français Jean Castex a annoncé ce jeudi 14 janvier l’instauration d’un couvre-feu sur tout le territoire à 18h à partir de samedi et pour au moins 15 jours. Les autorités espèrent ainsi mieux maîtriser l’épidémie de Covid-19 et éviter une diffusion rapide des variants anglais et sud-africains.

Un couvre-feu à 18h sera mis en place à partir de samedi « pour au moins 15 jours » sur l'ensemble du territoire métropolitain français, a indiqué jeudi le Premier ministre, Jean Castex, pour faire face à l'épidémie de Covid-19. « Sauf les exceptions liées aux missions de service public, tous les lieux, commerces ou services recevant du public seront fermés à 18h », a précisé le chef du gouvernement lors d'une conférence de presse.

Seuls 25 départements étaient jusqu'alors astreints à un couvre-feu à 18h. « Il apparaît selon les données disponibles à ce jour que cette mesure a une efficacité sanitaire : dans les 15 premiers départements où le couvre-feu a été mis en œuvre à 18h dès le 2 janvier dernier, la hausse du nombre de nouveaux cas y est 2, voire 3 fois plus faible que dans les autres départements métropolitains », a fait valoir Jean Castex.

Le Premier ministre a estimé que la situation épidémique était « maîtrisée » mais « fragile » en France, en s'inquiétant de « l'émergence de nouvelles souches plus contagieuses » du coronavirus. Aucun département ne présente un taux d'incidence inférieur à 50 pour 100 000 habitants, correspondant au seuil d'alerte, a-t-il notamment fait valoir. En cas d'une « dégradation épidémique forte » dans les prochains jours, le Premier ministre a prévenu qu'un nouveau confinement serait appliqué « sans délai ».

Test négatif obligatoire pour entrer sur le territoire

Parmi les nouvelles mesures annoncées, tous les voyageurs souhaitant venir en France en provenance d'un pays extérieur à l'Union européenne (UE) devront dorénavant présenter un test négatif au Covid-19 avant de partir. Ces personnes devront également « s'engager sur l'honneur à s'isoler pendant sept jours une fois arrivées en France, puis à refaire un deuxième test PCR à l'issue », a ajouté Jean Castex.

Des mesures de restrictions d'urgence vont par ailleurs être mises en place en Guyane ainsi qu'à Mayotte et à La Réunion pour les protéger des variants qui circulent dans ces régions. En Guyane, « le contrôle des frontières sera renforcé et des tests négatifs seront exigés » pour rejoindre les Antilles et la métropole. De la même manière, des « tests négatifs seront exigés pour les vols en provenance de Mayotte ou de La Réunion ».

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Les écoles restent ouvertes

L'exécutif a en revanche « souhaité maintenir ouverts les établissements scolaires et c'est pour nous un objectif fondamental », a affirmé Jean Castex. Les activités physiques scolaires et extrascolaires en intérieur vont cependant être suspendues « jusqu'à nouvel ordre ».

À l'université, les étudiants de première année pourront reprendre par demi-groupes les travaux dirigés en présentiel à partir du 25 janvier. Cette mesure s'étendra ensuite, « si la situation sanitaire le permet, aux étudiants des autres niveaux », a ajouté le Premier ministre, en exprimant la « préoccupation » du gouvernement face au « profond sentiment d'isolement, mais aussi les vraies difficultés pédagogiques » des étudiants.

La vaccination ouvertes aux personnes à haut risque

Alors que la vaccination contre le Covid-19 sera ouverte aux personnes de plus de 75 ans à partir du 18 janvier, le ministre de la Santé Olivier Véran a également annoncé que les Français présentant des pathologies à haut risque pourront eux aussi se faire vacciner à partir de lundi.

Outre les plus de 75 ans, près de 800 000 personnes « atteintes de maladies particulièrement graves » pourront ainsi recevoir le vaccin, « notamment les personnes souffrant d'insuffisance rénale sévère, celles ayant été transplantées d'un organe, les personnes sous traitement pour un cancer ou encore celles atteintes de Trisomie 21 », a détaillé le ministre de la Santé.

(Avec AFP)