Covid-19 : l'improbable mise en garde de la Corée du Nord à ses habitants

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Depuis plusieurs mois, l'envoi de tracts de propagande de la Corée du Sud vers la Corée du Nord est source de conflits entre les deux pays.

Les médias nord-coréens mettent en garde les habitants du pays suite à l'arrivée "d'étranges objets volants" passés par dessus la frontière sud-coréenne. Selon eux, il pourrait s'agir de tracts de propagande susceptibles d'être porteurs du coronavirus.

La Corée du Nord met en garde ses citoyens. Le pays dirigé par le dictateur Kim Jong-un s'inquiète que ses habitants lisent de tracts de propagande envoyés par ballons gonflables au-dessus de la frontière avec le Corée du Sud en affirmant qu'ils sont susceptibles d'être porteurs du Covid-19, révèle le Guardian.

Le journal d'État Rodong Sinmun conseille aux citoyens de rester à l'écart de ses tracts en expliquant : "Lorsqu'on croise un étrange objet volant dans le vent, nous devons le considérer comme une voie possible de transmission malveillante du virus plutôt qu’un phénomène naturel", avant de conseiller aux gens de "penser et bouger", conformément aux directives du Covid-19.

Un transfuge nord-coréen soupçonné 

Cet avertissement est survenu le jour où la police sud-coréenne a fait une perquisition dans le bureau d'un activiste qui a déclaré qu'il avait utilisé des ballons gonflables pour faire voler des centaines de milliers de tracts de propagande vers la Corée du Nord au mépris d'une nouvelle loi controversée. L'activiste Park Sang-hak, un transfuge nord-coréen bien connu, est la première personne à faire l'objet d'une enquête depuis que la loi est entrée en vigueur en mars dernier, indique le Guardian. Ce dernier est connu pour ses tracts envoyés de l'autre côté de la frontière.

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Depuis plusieurs mois, les deux pays s'écharpent sur la question des tracts de propagandes envoyés en Corée du Nord. Mais Park a déclaré qu'il continuerait à lancer des ballons malgré la nouvelle loi, qui punit de 3 ans de prison l'envoi de tracts volants, de clés USB ou d'argent en Corée du Nord.

Une riposte à venir de la Corée du Nord ?

"Même si nous passons trois ans de prison ou même 30 ans de prison, nous continuerons d'envoyer des tracts anti-Nord pour faire connaître la vérité à nos compatriotes épuisés et affamés en Corée du Nord" par leur gouvernement autoritaire, a déclaré l'activiste.

Si les autorités sud-coréennes n'ont pas confirmé que Park Sang-hak était l'expéditeur de ces tracts, Kim Yo-jong, la sœur de Kim Jong-un, a affirmé que les déserteurs en Corée du Sud avaient récemment "dispersé des tracts contre" le Nord, une action jugée comme une "provocation intolérable".

L'année dernière, l'armée nord-coréenne avait fait exploser un bureau de liaison transfrontalier, qui était le symbole de l'apaisement de ces dernières années entre les deux nations, suite à l'envoi de tracts de propagande en provenance de Corée du Sud.

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