Covid-19 : les conseils d'une psychologue pour se sentir mieux

Éléonore Solé, Rédactrice scientifique
·2 min de lecture

14h30. 14h31. 14h32. Les journées sont longues. Ou trop rapides. Le confinement altère notre perception du temps. Nos habitudes sont bouleversées. Certaines personnes souffrent d'une solitude pesante. D'un ennui profond. D'un vide... Quelle heure est-il déjà ?

« Nous ne sommes pas tous égaux face aux risques psychologiques dus au confinement. Ils dépendent grandement de notre situation financière et sociale. Et de notre psychisme. » La psy révoltée œuvre anonymement sur Twitter pour aider les personnes « qui morflent ». Psychologue-clinicienne, elle observe plusieurs types de souffrance chez sa patientèle. 

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Toc toc ! Y a quelqu'un ?

Sans surprise, les individus au caractère plus introverti ne subissent pas le confinement avec la même force que leurs homologues extravertis. « Ils montrent des carences affectives. Ils ont beaucoup de mal à trouver des ressources en eux-mêmes, car habituellement ils fonctionnent en binôme ou en groupe. Ce qui ne se fait plus avec l'autre n'a plus de saveur. »

La solitude cause deux sortes de souffrance : un manque d'interactions sociales, mais aussi un manque d'interactions tactiles. Charlotte Jacquemot est chercheuse en neuropsychologie à l'Inserm. Échanger, papoter... « Les interactions sociales sont très importantes pour notre bien-être, affirme-t-elle. Elles activent le circuit du plaisir et de la récompense dans le cerveau, et ça, nous en avons besoin pour vivre. Mais des études montrent que nous avons aussi besoin d'interactions tactiles. »

La peau est un organe sensoriel. « Un organe social. » Un contact amical ou amoureux est source de bonheur. Notre cerveau en est témoin. Son absence complète ? De chagrin. « Toutes...

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