Covid-19 : qui est concerné par la quatrième dose de vaccin, et pourquoi ?

© Sipa

The Conversation : Les vaccins utilisés actuellement ont été conçus à partir de la souche initiale du SARS-CoV-2 qui a émergé à Wuhan. À l’heure actuelle, que sait-on de leur efficacité contre les variants Omicron ?
Judith Mueller : Des recherches immunologiques ont montré que les variants Omicron, et notamment BA.4 et BA.5, échappent davantage aux anticorps neutralisants et même, un peu, à l’immunité liée aux lymphocytes T , développés suite à la vaccination. Un phénomène identique s’observe pour les anticorps acquis suite une infection.

C’est un mécanisme naturel normal  : les virus évoluent en fonction des anticorps qu’ils rencontrent, et plus spécifiquement des anticorps donnés protégeant contre cette infection. L’évolution génétique chez ces virus sélectionne des structures moins bien reconnues par les anticorps, avec pour conséquence de maintenir la capacité d’infection dans une population immunisée – c’est l’échappement immunitaire.

Par contre, il n’est pas « utile » pour un virus comme le SARS-CoV-2 d’être plus dangereux. Cela correspond à l’observation que, pour l’instant, les variants successifs n’ont pas vraiment diminué la protection contre le risque de forme sévère de Covid-19 que procure la vaccination .

La question est donc plutôt celle-ci : pourrait-on, dans l’avenir, du fait de ces adaptations génétiques, voir émerger un variant contre lequel la vaccination ne protégeait plus ou peu des formes sévères ? Ce serait plutôt un hasard malheureux – on ne peut pas l...


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