Covid-19: la Commission européenne veut convaincre Malte de rouvrir ses frontières

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La Vallette, capitale de Malte. (Photo d'illustration) - Flickr - CC Commons - Naval S
La Vallette, capitale de Malte. (Photo d'illustration) - Flickr - CC Commons - Naval S

La Commission européenne veut convaincre Malte de revenir sur sa décision de fermer ses frontières aux non-vaccinés, a indiqué ce lundi le Commissaire européen à la Justice, Didier Reynders.
Malte a affirmé vendredi être le premier pays de l'Union européenne à fermer ses frontières aux voyageurs non vaccinés, espérant ainsi juguler une recrudescence des nouveaux cas de Covid-19. Mais sur France Inter, Didier Reynders a rappelé que l'adoption du pass sanitaire par l'UE s'imposait aux pays membres.

"Il y a eu deux décisions: le certificat qu'on a mis en place et qui s'impose à tous les États européens, comme une preuve de votre situation par rapport à la maladie. Et puis il y a une recommandation adoptée par les 27 Etats, qui part de l'idée que le passeport se suffit à lui-même, sauf si la situation sanitaire venait à se détériorer", a expliqué le commissaire.

"Nous allons donc discuter avec Malte pour qu'elle accepte les test PCR", a-t-il ajouté. "En fonction du taux de contamination par le variant Delta (...), il est normal que l'on reprenne des mesures, de test et de quarantaine, mais pas d'interdiction de voyage", a-t-il poursuivi.

Une décision critiquée par la France

La petite île méditerranéenne de 500.000 habitants s'enorgueillit d'être le pays le plus vacciné de l'UE, avec 79% de la population adulte ayant reçu deux doses de vaccin. Le 27 juin, elle n'avait enregistré aucun nouveau cas mais vendredi, les autorités sanitaires en ont recensé 96, dont 90% chez des personnes non vaccinées.

Sa décision de ne plus accepter les tests PCR avait été jugée dimanche "contraire aux règles" de l'UE par le secrétaire d'État français aux Affaires européennes Clément Beaune.

"On n'a pas toujours bien réussi à se coordonner en Europe pendant cette crise mais pour une fois, on a un pass sanitaire (...) qui est le même partout en Europe", avait-il insisté.

"Ce qu'a fait Malte, (...) doit nous alerter sur le fait que si la situation se dégrade, les tentations de fermeture, quelques fois même contraires aux règles, se multiplient", avait-il souligné, tout en relevant qu'il ne s'agissait "pas de sanctionner Malte".

Article original publié sur BFMTV.com

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