Covid-19 : les cliniques et hôpitaux privés mobilisés en Île-de-France

Les gestes sont rodés dans le service de réanimation de l’hôpital privé des Peupliers de Paris, comme au chevet d’une malade transférée il y a cinq jours d’un hôpital public au bord de l’asphyxie. Il ne reste plus qu’une place de libre sur neuf en réanimation lundi 15 mars. Les transferts se succèdent ces derniers jours. "On a des patients de 40, 50 ou 60 ans. C’est inquiétant", témoigne Marine Saleh, une infirmière. Face à une situation épidémique qui se dégrade, les autorités sanitaires comptent désormais sur les établissements privés. Un tiers des opérations déprogrammé La collaboration entre le public et le privé est indispensable. Depuis deux semaines, cet hôpital est devenu un établissement de repli. "On s’adaptera comme on a pu le faire durant la première vague", assure Danyel George, le directeur. Les opérations déprogrammées à hauteur d’un tiers ont permis ces derniers jours de libérer des places et de réaffecter le personnel soignant auprès des malades en réanimation.