Covid-19 : "Les classes prépas ont pu continuer à fonctionner, pas les universités"

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Déjà particulièrement touchés par la précarité économique, les étudiants souffrent du manque d’accès à toute expérience culturelle, qui ajoute à leur détresse. Quelles peuvent être les conséquences à plus ou moins long terme de la fermeture des lieux et de cette absence d’échange, pourtant déterminant ? Entretien avec la sociologue Viviane Albenga.

En ce début d’année, deux tentatives de suicide ont eu lieu coup sur coup dans des résidences universitaires lyonnaises ; dont l’une d’elles a pu être évitée de justesse par l’intervention d’autres camarades. Ces gestes désespérés soulignent la détresse psychologique d’étudiants fragilisés par quasiment un an de cours à distance, alors que les universités et autres lieux culturels demeurent fermés. Marianne a fréquemment alerté sur la précarité économique des étudiants, qui ne date pas de la pandémie, mais que celle-ci a exposé dans toute sa brutalité. Qu’en est-il de cette précarité " culturelle ", alors que l’impossibilité d’accéder à des expériences culturelles et de les partager fragilise énormément la construction de soi ? Entretien avec Viviane Albenga, maîtresse de conférence en sociologie à l’Université Bordeaux-Montaigne. Spécialiste en sociologie des pratiques culturelles, elle est aussi l’autrice de S’émanciper par la lecture aux Presses Universitaires de Rennes (2017).Marianne : Cela fait bientôt un an que les étudiants sont privés d’accès aux universités, forcés de suivre leurs cours depuis leur chambre et...

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