Covid-19 : un chef d’entreprise jugé pour avoir fourni de la chloroquine à ses salariés

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La justice se saisit de l’affaire et accuse l’entrepreneur d'"exercice illégal de la profession de pharmacien, exercice illégal de la profession de médecin, acquisition illicite, importation en contrebande et détention de substances vénéneuses". Il sera jugé le 3 juin prochain au tribunal correctionnel de Saint-Etienne

Au printemps 2020, le fondateur d’un grand groupe chimique de Saint-Étienne fait l’acquisition en Inde de 1200 cachets de chloroquine et les propose à ses salariés. Poursuivi par la justice, il sera jugé en juin prochain.

"J'ai 79 ans et du diabète. Ma chance de mourir du Covid-19 est de plus de 20%. Nous avons dans la société une dizaine (peut-être plus) de salariés avec des pathologies graves. Le principe de précaution m'oblige à trouver dans ces périodes de polémiques des moyens de survivre", s'était justifié auprès de l'AFP René Pich, 80 ans.

Fondateur du groupe chimique SNF, classé 49eme fortune de France, René Pich dément les accusations dont il fait l’objet. En avril 2020, un signalement de l'inspection du travail de la Loire alerte la justice sur la circulation de cachets de chloroquine.

Jugé le 3 juin 2021

La justice se saisit de l’affaire et accuse l’entrepreneur d'"exercice illégal de la profession de pharmacien, exercice illégal de la profession de médecin, acquisition illicite, importation en contrebande et détention de substances vénéneuses". Il sera jugé le 3 juin prochain au tribunal correctionnel de Saint-Étienne.

René Pich ne nie pas avoir acquis les cachets de chloroquine en Inde. Une note écrite par ses soins invitait le 18 mars 2020 les salariés du groupe touchés par le Covid à se fournir le produit. L'entreprise s'est désolidarisée de son fondateur et nie avoir été au courant.