Covid-19 : le « c'est pas ma faute » de Poutine

Par Marc Nexon
Le 9 mai 2020, Poutine felicite la nation pour sa victoire sur la Seconde Guerre mondiale lors d'un discours en direct a la television

VIDÉO. En Russie, Vladimir Poutine rejette la responsabilité de la crise du coronavirus sur ses subordonnés et les gouverneurs de région.


Vladimir Poutine n'écoute plus. Il a les yeux fixés sur son stylo qui roule sur son bureau. Il le déplace de ses doigts, le reprend, le relance d'un coup de pouce et, soudain, celui-ci s'échappe au-dessus de ses feuilles. Il se penche, la moue contrariée, et, de l'autre main, le récupère. En ce 6 mai, durant ces longues secondes, son ministre de la Santé, Mikhaïl Mourachko, égrène les chiffres de la situation sanitaire et défend son action. « Très respecté Vladimir Vladimirovitch, nous avons envoyé une lettre d'information aux régions… » Mais Poutine semble ailleurs. Profondément ennuyé par ces visioconférences quotidiennes organisées avec ses subordonnés.

Depuis le 14 mars, date à laquelle il déclarait que l'épidémie était « sous contrôle », il est vrai que tout a dérapé. Repoussé le référendum destiné à lui octroyer une présidence jusqu'en 2036. Balayée la grande parade militaire du 9 mai. Oubliés ses taux de popularité mirifiques. Début mars, Poutine se tire même une balle dans le pied en rompant un accord pétrolier avec l'Arabie saoudite. Résultat ? Une chute des cours et la mise en péril de son budget fédéral, dont les recettes dépendent à 50 % des hydrocarbures. Quant au Covid-19, il expédie à l'hôpital quatre membres de son gouvernement, dont le Premier ministre Mikhaïl Michoustine. Mais aussi son porte-parole Dmitri Peskov, à ses côtés depuis deux décennies.

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Promesses de cadeaux

Un printemps maudit. Alors, pour chasser la poisse, Poutine ressort une vieille recette : se réserver les bonnes nouvelles et se défausser. La séquence démarre lorsque son Premier ministre, nommé en janvier, révèle avoir été testé positif au coronavirus. « Nous ne prendrons aucune décision finale sans votre opinion et votre (...)

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