Covid-19: pour Castex, "nous sommes enfin en train de sortir durablement de cette crise sanitaire"

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Jean Castex quitte l'Elysée un mercredi à l'issue du Conseil des ministres. (Photo d'illustration) - Ludovic MARIN
Jean Castex quitte l'Elysée un mercredi à l'issue du Conseil des ministres. (Photo d'illustration) - Ludovic MARIN

Neuf jours avant la première étape du déconfinement, le Premier ministre Jean Castex a fait savoir au Parisien que les indicateurs liés au Covid-19 étaient à ce jour suffisamment au vert pour que le gouvernement puisse enclencher le calendrier des réouvertures à partir du 19 mai.

"Nous sommes enfin en train de sortir durablement de cette crise sanitaire", a déclaré le chef du gouvernement au journal francilien. "Évidemment, cette sortie va se faire de façon progressive, prudente et accompagnée. Mais la tendance est claire, nous touchons au but et c’est une bonne nouvelle".

Face aux critiques qui jugent ces réouvertures trop précoces, Jean Castex a pour sa part défendu un "dispositif équilibré" qui "prévoit des mesures de freinages au cas où la situation épidémique déraperait localement".

La fin du masque? "Nous n'y sommes pas encore"

À l'approche des vacances d'été et du risque de brassage qu'elles vont engendrer, le Premier ministre se veut rassurant. Il pointe "une différence majeure par rapport à l’été" 2020: selon lui, "nous avons appris et, surtout, nous avons la vaccination". Il rappelle qu'il sera tout à fait possible, pour les Français qui le souhaiteront, de se faire vacciner sur leur lieu de vacances.

Toutefois, Jean Castex n'enterre pas le masque de sitôt. Le Premier ministre dit "espérer" pouvoir lever son obligation en extérieur d'ici cet été, mais "nous n’y sommes pas encore", met-il en garde. Selon lui, "le port du masque sera sans doute, à l’avenir à un moyen de protection naturel au-delà de la Covid. Évidemment, pas de façon permanente, obligatoire, partout et tout le temps, comme aujourd’hui. Mais il pourrait entrer dans les habitudes en occident, notamment en période de grippe hivernale".

Au cours de cet entretien, le Premier ministre appelle aussi les Français à continuer de faire preuve de prudence et de responsabilité collective, notamment pendant le week-end prolongé de l'Ascension pendant lequel il reconnît qu'il existe "un risque de nombreux chassés-croisés et donc de brassage".

"Certains scientifiques nous disent que" nous ne pourrions être débarassés de cette crise que "d’ici un an environ", note-t-il encore, avant de rappeler qu'il ne fallait "jamais rien exclure et rester hyper vigilants". "Mais, je le répète, nous avons progressé pour nous mettre à l’abri de ses effets les plus lourds. Le vaccin change tout mais il ne fera pas tout! Nous devons rester collectivement vigilants".

Article original publié sur BFMTV.com

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