Covid-19 : retour d'un confinement strict en Angleterre, au moins jusqu'au mois de mars

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Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a annoncé lundi un retour au confinement national en Angleterre pour tenter de freiner les contaminations par le nouveau variant, plus contagieux, du coronavirus. Ce nouveau "lockdown" devrait durer au moins jusqu'au mois de mars, a prévenu mardi un membre du gouvernement.

Après l'Écosse, l'Angleterre. Boris Johnson a annoncé, lundi 4 janvier, le reconfinement national en demandant aux habitants de ne pas sortir de chez eux pour tenter de freiner les contaminations au Covid-19. Le Premier ministre britannique a justifié sa décision par la propagation à une vitesse accélérée du nouveau variant du coronavirus, plus contagieux.

"Au moment où je vous parle ce soir, nos hôpitaux sont soumis à une pression due au Covid plus forte qu'à n'importe quel autre moment depuis le début de cette pandémie", a dit Boris Johnson au cours d'une allocution télévisée. "Alors que la plus grande partie du pays est déjà soumise à des mesures extrêmes, il est évident que nous devons faire davantage ensemble pour maîtriser ce nouveau variant."

Et le Premier ministre a poursuivi : "Nous devons en conséquence aller vers un confinement national, qui soit suffisamment drastique pour contenir ce variant. Cela signifie que ce gouvernement vous donne une nouvelle fois pour instruction de rester chez vous."

Des restrictions au moins jusqu'au mois de mars

Boris Johnson a précisé que les écoles seraient fermées à partir de mardi et que quitter son domicile ne serait autorisé que pour des cas précis, tels que se rendre sur son lieu de travail lorsque le télétravail est impossible, effectuer des achats essentiels ou pratiquer de l'exercice physique.

Ce nouveau confinement ne commencera à être levé qu'à partir de mars, a prévenu mardi 5 janvier un ministre du gouvernement britannique. "En entrant dans (le mois de) mars, nous devrions pouvoir lever certaines de ces restrictions mais pas nécessairement toutes", a prévenu Michael Gove, chargé de la coordination de l'action du gouvernement, sur la chaîne Sky News. "Plus le programme de vaccination sera efficace (...), plus il sera facile de lever ces restrictions", a insisté le ministre, annonçant "des semaines très, très difficiles à venir".

La veille, Boris Johnson avait défendu que si la campagne de vaccination se déroulait comme prévu et que le confinement avait un impact sur les contaminations et les décès, les restrictions pourraient être levées à partir de mi-février.

Le bilan de l'épidémie dans l'ensemble du Royaume-Uni, dont chacune des quatre entités est compétente en matière de santé, dépasse les 75 000 morts si l'on prend en compte les décès survenus dans un délai de 28 jours après un test de dépistage positif.

Malgré la campagne de vaccination lancée il y a un mois, d'abord avec le vaccin de Pfizer et BioNTech, un record quotidien de 58 784 nouvelles contaminations y a été annoncé lundi.

Écosse, Irlande du Nord et pays de Galles déjà confinés

Quelques heures seulement avant Boris Johnson, l'Écosse avait également annoncé un confinement total dès lundi soir pour tout le mois de janvier, comprenant la fermeture des écoles.

"À partir de minuit et pour tout janvier, vous serez légalement tenus de rester à la maison", a souligné la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, invoquant un "coup dur" dû au nouveau "variant du virus qui se propage rapidement".

De leur côté, les provinces d'Irlande du Nord et du pays de Galles ont instauré juste après Noël leur troisième confinement.

Le vaccin AstraZeneca-Oxford, "un regain d'espoir" ?

Le Royaume-Uni est devenu, lundi, le premier pays au monde à vacciner sa population contre le Covid-19 à l'aide du vaccin développé par AstraZeneca et l'université d'Oxford. Il avait déjà été en décembre le premier pays occidental à lancer une campagne de vaccination contre le coronavirus avec le produit de Pfizer-BioNTech.

Un mois plus tard, Brian Pinker, 82 ans, a reçu lundi en début de matinée une dose du vaccin d'AstraZeneca-Oxford, moins cher et plus facilement transportable. "Je suis très heureux de recevoir le vaccin anti-Covid aujourd'hui et très fier qu'il ait été inventé à Oxford", a déclaré ce responsable de maintenance à la retraite, qui doit suivre des séances de dialyse en raison d'une maladie rénale.

La Grande-Bretagne a déjà distribué plus d'un million de doses de vaccins contre le Covid-19, soit plus de doses que dans le reste de l'Europe réunie, a déclaré le ministre de la Santé, Matt Hancock, ajoutant que le lancement du vaccin AstraZeneca-Oxford était un "triomphe" de la science britannique.

"C'est un moment charnière de notre combat contre cet horrible virus et j'espère qu'il apportera à tout le monde un regain d'espoir que la fin de pandémie est en vue", a dit Matt Hancock.

Le gouvernement britannique a réservé 100 millions de doses du vaccin AstraZeneca-Oxford, qui, contrairement à celui de Pfizer-BioNTech, peut être stocké dans un réfrigérateur ordinaire, ce qui facilite son transport et son utilisation.

Avec Reuters