GRAND ENTRETIEN. Covid-19 : pour le biologiste Samuel Alizon, "les variants ouvrent un nouveau champ des possibles pour le virus"

Clément Parrot
·1 min de lecture

L'épidémie de Covid-19 semble amorcer une légère pente descendante en France, mais la question des variants continue de susciter l'inquiétude. Entre le variant détecté au Brésil et celui repéré en Inde, il est parfois difficile de s'y retrouver. Pour faire le point sur ce sujet, franceinfo a interrogé le biologiste de l'évolution Samuel Alizon, directeur de recherches au CNRS.

Franceinfo : Il existe différents types de variants plus ou moins inquiétants. Quelle est la différence entre les "variants préoccupants" et les "variants à suivre" ?

Samuel Alizon : Il faut rappeler que le Sars-CoV-2, comme tous les virus, évolue constamment. Il y a des nouveaux mutants générés dans chaque infection. Le plus souvent, ils ne sont pas transmis ou ils sont neutres.

Il est normal que le virus mute et ce n'était pas vraiment inquiétant jusqu'à la fin 2020 et l'apparition des "variants of concern" (VOC) – ou "variants préoccupants" pour la terminologie française. Selon la classification officielle, ils diffèrent des autres car ils causent des infections différentes. Celles-ci peuvent être plus contagieuses (une plus grande proportion de contacts est infectée), plus virulentes (une personne infectée a un plus grand risque de développer un Covid sévère ou de mourir) ou échapper à la réponse immunitaire (entraîner des réinfections ou contourner la protection vaccinale). Précisons que ces variants se caractérisent aussi par un nombre plus grand de mutations dans leur génome. C'est comme (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi