Covid-19 : bientôt des tests pour vérifier l’efficacité de votre vaccin ?

Céline Deluzarche, Journaliste
·1 min de lecture

En dehors des tests PCR et antigéniques, les laboratoires proposent des tests sérologiques permettant de détecter la présence d’anticorps anti-SARS-CoV-2 post-maladie et donc de vérifier si on a été infecté par le virus. Leur utilité était donc jusqu’ici limitée à des objectifs épidémiologiques, ou en cas de doute sur le diagnostic du test PCR.

Aujourd’hui, une nouvelle génération de tests sérologiques voit le jour qui permettent de quantifier les anticorps spécifiquement développés après la vaccination. C’est par exemple le cas de l'Elecsys® Anti-SARS-CoV-2 du laboratoire suisse Roche, ou du SARS-CoV-2 IgG II Quant test de l'Américain Abbott. Le laboratoire de biologie médicale français Eurofins vient également de mettre le sien au point. « Ce test est proposé depuis la mi-avril aux laboratoires de ville et des hôpitaux en France et à l’international », se réjouit Laurence Pellegrina, biologiste médicale, docteure en pharmacie et directrice innovation chez Eurofins Biomnis.

Les tests sérologiques mesurent deux types d’anticorps : les IgM et les IgG. Les IgM apparaissent dès le 5e jour, puis sont remplacés au bout de 10 à 15 jours par les IgG. Le dosage de chaque type d’anticorps permet ainsi d’établir la date de contamination. © Roche
Les tests sérologiques mesurent deux types d’anticorps : les IgM et les IgG. Les IgM apparaissent dès le 5e jour, puis sont remplacés au bout de 10 à 15 jours par les IgG. Le dosage de chaque type d’anticorps permet ainsi d’établir la date de contamination. © Roche

Vérifier que son vaccin marche bien

Ces nouveaux tests s’inscrivent dans la campagne vaccinale : en recherchant les titres d’anticorps neutralisants, ils donnent une indication sur le niveau d’immunisation conférée par les vaccins. « On va ainsi pouvoir vérifier si la personne a bien répondu au vaccin et que des anticorps sont bien apparus, atteste Laurence Pellegrina. C’est par exemple utile pour les patients immunodéprimés ou présentant des pathologies chroniques comme les insuffisants rénaux, dont on sait qu’ils répondent moins bien au vaccin ». Mais à terme, on peut imaginer ces tests comme des examens de « routine » afin d’évaluer l’efficacité d’une campagne vaccinale, ou même pour tout un chacun qui voudrait être certain que son...

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