Covid-19: en Belgique, les producteurs de fraises font face au manque de main d'œuvre

La crise du coronavirus a durement touché les agriculteurs. La récolte des fraises belges a commencé et beaucoup ont souffert du manque de main d’œuvre, tant il reste difficile de faire venir les travailleurs saisonniers habituels de Pologne et de Roumanie. La Belgique commence à peine à s’organiser. Un début de soulagement pour les producteurs de fraises. 

De notre envoyée spéciale à Gerpinnes en région wallonne,

Debout dans le vent froid devant l’entrée de son exploitation, Pascal Bolle a encore bien du mal à digérer les difficultés rencontrées pour faire venir son personnel saisonnier habituel de Roumanie.

« Ça ne fait pas partie du métier, lâche-t-il. Une tempête, on s’y attend, un orage de grêle, on s’y attend, une sècheresse, on s’y attend, ça fait partie de notre métier, mais une fermeture de frontière, ça ne fait pas partie des aléas de notre métier. »

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Les semaines précédentes, les tentatives de recrutement de main d’œuvre locale se sont soldées par un échec. « On en a mis 80 au travail et il nous en reste 7, poursuit le producteur. Les gens ne se rendent pas compte que la fraise c’est un métier. Il faut avoir la motivation de rester à genoux, d’avoir mal au dos le premier jour, etc. »

Depuis ce week-end la cueillette a commencé. Les camions passent prendre des livraisons. Pascal esquisse un sourire. « La production, cette semaine-ci, on est en plein dedans. Alors fatalement à 10 jours près on était foutu. Il était plus que temps. »

Pascal Bolle sauve sa production de fraises. Pour les producteurs d’asperges c’est trop tard. Ceux là avaient besoin de personnel en avril dernier.

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