Covid-19 : il y a une "banalisation de la maladie", une "accoutumance au risque" qui "suscite une certaine indifférence",

franceinfo
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On observe "une banalisation" du Covid-19, a remarqué Jocelyn Raude, enseignant-chercheur en psychologie sociale à l’École des hautes études en santé publique (EHESP). Invité sur franceinfo jeudi 15 avril, le chercheur associé à l’enquête CoviPrev de Santé publique France, qui suit l’évolution du comportement des Français pendant l’épidémie, indique que "la maladie continue à faire des victimes" et "malgré ça, il y a une espèce d'accoutumance au risque" ce qui "suscite une certaine indifférence".

franceinfo : Qu'est-ce qui vous a marqué dans cette enquête ?

Jocelyn Raude : Ce qui m'a vraiment marqué, c'est l'extrême coopération des Français sur la première partie de la pandémie. Encore aujourd'hui, on a globalement des Français qui mettent des mesures barrières, qui suivent les recommandations de réduire les contacts sociaux. Tout ça, ce sont vraiment des sacrifices pour chacun d'entre nous et il est important de souligner qu'on est, quand même, l'une des populations des pays développés qui suit le mieux les consignes en termes de santé publique.

Ces sacrifices reposent sur la peur ?

Ce qui est vraiment fascinant, c'est que la peur a vraiment changé de nature au cours de ces 12 derniers mois. C'est-à-dire qu'au début, ce qui structurait beaucoup notre peur par rapport à cette pandémie était essentiellement la peur de l'infection et évidemment, la peur de mourir de cette maladie. Et progressivement, ce qu'on a vu apparaître par petites touches, c'est une transformation de (...)

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