Covid-19 et avions : l’embarquement, un moment délicat ?

Johanna Amselem
·2 min de lecture

Des chercheurs ont comparé différentes approches pour un embarquement sécurisé. Ils assurent que l’embarquement aléatoire serait le moins dangereux.

Tous les yeux sont tournés vers l’été. Envie de soleil, de dépaysement, d’évasion, après des mois confinés, les Français rêvent de voyages. Nombreux attendent impatiemment de pouvoir reprendre le chemin de l’aéroport et prendre enfin l’avion. Entre port du masque et pass sanitaire, certaines inconnues sur le risque de contamination demeurent.

Aux États-Unis, des chercheurs de l'Université de West Florida, de la Florida State University et de l'Embry-Riddle Aeronautical University ont découvert que l'embarquement des passagers de l'arrière vers l'avant augmentait le risque d'infection au Covid-19 par rapport à un embarquement aléatoire. Ces conclusions ont été publiées dans la revue Royal Society Open Science.

Depuis le début de cette pandémie mondiale, certaines compagnies aériennes ont bouleversé leurs habitudes et ont mis en place un embarquement "organisé" plutôt qu’au hasard. En effet, si l'embarquement se fait dans un certain ordre, des gens assis de l'arrière de l'avion à l'avant, aucun d'entre eux n'aura à passer devant d’autres passagers déjà assis. Avec l'embarquement aléatoire traditionnel, les passagers finissent par se croiser, et, potentiellement, par s’infecter.

Le danger des bagages

Les simulations, qui comprenaient 16 000 mouvements de passagers possibles, ont révélé que l'embarquement de l'arrière vers l'avant était en fait pire que l'embarquement aléatoire. Pour justifier cela, les chercheurs évoquent "la nature humaine". Les auteurs ont constaté que si les passagers montaient à bord en premier à l'arrière, ils avaient tendance à former des grappes pour ranger leurs bagages. Un regroupement avait lieu car les passagers essayaient tous de ranger leurs valises en même temps et au même endroit.

Faut-il empêcher les passagers de prendre un bagage à main ? Peut-être. Les chercheurs rapportent que l'élimination de la possibilité de ranger les bagages réduisait considérablement le risque d'infection. Enfin, ils ont également constaté que l'embarquement des passagers aux hublots, en premier, avait contribué à réduire le risque d'exposition.

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