Covid-19 : pour les autres patients, "l'angoisse" de la déprogrammation des chirurgies non-urgentes

Raphaël Godet
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Stéphanie sortait justement d'un rendez-vous au CHU de Grenoble (Isère), lundi 15 mars, quand elle a décroché son téléphone pour nous parler. "Voilà. Les chirurgiens viennent de me dire que j'allais encore devoir attendre pour mon opération de l'ablation du sein", raconte, cash, la quadragénaire atteinte d'un cancer. "Aujourd'hui, il n'y a pas de visibilité pour moi, car l'intervention, celle avec reconstruction par lambeau de la cuisse, nécessite deux jours de surveillance en soins intensifs. Et ces soins intensifs, il faut pour le moment les laisser aux patients Covid ou aux personnes qui sont en urgence vitale."

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Comme lors du premier confinement, le ministère de la Santé a demandé, jeudi 12 mars, la déprogrammation immédiate des interventions chirurgicales non-urgentes pour libérer des lits et des soignants et ainsi faire face à l'afflux de patients atteints du Covid-19. En Ile-de-France, les hôpitaux et les cliniques doivent annuler et reporter 40% des interventions. Une situation difficile à vivre pour les patients "non-Covid", comme Stéphanie, dont l'opération a déjà été déprogrammée "trois fois" depuis février 2020.

"Le message qu'on me fait passer, c'est que ce n'est finalement plus si grave ce que j'ai. Que ça peut encore attendre."

Stéphanie

à franceinfo

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