Covid-19: au Royaume-Uni, des restrictions à géométrie variable

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Confiné d’un bloc le 23 mars lors de la première vague, le Royaume-Uni a cette fois privilégié une approche localisée. Des millions de Britanniques se voient donc désormais imposer des restrictions durcies mais différentes. Ces efforts pour tenter d’endiguer une deuxième vague de coronavirus se heurtent à une certaine lassitude.

Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

Le Royaume-Uni aborde ce nouveau régime en ordre complètement dispersé, au risque de semer confusion et frustration au sein de sa population. En Angleterre, le gouvernement de Boris Johnson, sous la pression de son ministre de l’Economie, fait tout pour éviter un confinement général. Il a donc décidé de placer quelque 29 millions d’habitants sous des restrictions à des niveaux d’alerte élevée ou très élevée.

Et cela se fait parfois dans la douleur, notamment dans le nord-ouest, actuellement très affecté. Manchester a été placée de force en fin de semaine au niveau d’alerte maximale après plusieurs jours de bras de fer entre Westminster et les collectivités locales qui voulaient plus de contreparties financières.

Trois millions de Gallois confinés

L’Ecosse, elle, a opté pour un système d’alerte qui comporte cinq échelons, du niveau 0, le plus proche de la normalité, au niveau 4 où tous les commerces non-essentiels devront fermer. Ses autorités préviennent déjà les Ecossais qu’ils n’auront pas un Noël normal.

Pour sa part, l’Irlande du Nord a fermé pour un mois mi-octobre pubs et restaurants et décidé de prolonger les vacances scolaires. Mais c’est le Pays de Galles qui est allée le plus loin en imposant à ses 3 millions d’habitants de rester confinés chez eux pendant 17 jours à partir de ce vendredi. Chaque nation britannique se dit persuadée d’avoir fait le meilleur choix, mais cette approche désunie augure des résultats bien incertains.