Covid-19 au Pérou: l'ancien président, Martin Vizcarra, vacciné en secret dès octobre 2020

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Au Pérou, la seconde vague de Covid-19 fait rage : le pays a enregistré, ce vendredi 12 février, son record d’hospitalisations liées au coronavirus, avec plus de 14 3000 patients hospitalisés et une pénurie d’oxygène à usage médical. Pourtant c’est aussi ce vendredi que la ministre de la Santé a présenté sa démission.

Au Pérou, la campagne de vaccination vient de commencer, le personnel de santé a reçu les premières injections. Mais c’est un tout autre cas qui fait les gros titres : celui de l'ancien président Martin Vizcarra, qui a reçu le vaccin en secret au mois d’octobre 2020 alors qu’il n’était pas encore disponible pour le public. Quelques semaines après, il était démis de ses fonctions pour « incompétence morale ».

« Misérable »

Aujourd’hui, Martin Vizcarra affirme qu’il a, en fait, fait preuve de courage en participant aux tests cliniques – c’est de cette manière qu’il a obtenu le vaccin, tout comme sa femme. Et s’il n’en n’a pas parlé, explique-t-il, c’est pour respecter la confidentialité des essais... Bref, scandale ; hier, la presse péruvienne traitait Martin Vizcarra de « misérable ».

Cinquième ministre depuis le début de l'épidémie

Et la ministre de la Santé, Pilar Mazzetti, qui était déjà en place à l’époque, a eu beau affirmer devant le Parlement pévuvien qu’elle n’était pas au courant, une motion de censure dirigée contre elle a commencé à circuler sur les réseaux sociaux. Devant la pression, Pilar Mazzetti, a donc démissionné. Le nouveau ministre de la Santé, Óscar Ugarte, qu a déjà occupé le poste en entre 2008 et 2011, prêtera serment dès aujourd’hui. Ce sera le cinquième ministre de la santé du Pérou depuis le début de la pandémie.

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