Covid-19. Au Nicaragua, des “enterrements express” et une pandémie dissimulée par Ortega

Courrier international (Paris)
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Covid-19. Au Nicaragua, des “enterrements express” et une pandémie dissimulée par Ortega

Lundi 18 mai, le président nicaraguayen a annoncé que du 1er au 15 mai, au moins 309 personnes sont mortes au Nicaragua de pneumonie, et “certaines” du Covid-19. Pour la presse, l’ampleur de la catastrophe est tout autre.

Contrairement aux autres dirigeants d’Amérique centrale, le président Daniel Ortega a “toujours minimisé l’ampleur de la menace du Covid-19”, refusant d’imposer des mesures de distanciation sociale et encourageant les rassemblements massifs de partisans, rappelle The Guardian.

Lundi 18 mai, Ortega a pourtant admis que du 1er au 15 mai, au moins 309 personnes sont mortes de pneumonie au Nicaragua, rapporte l’hebdomadaire nicaraguayen Confidencial. Dans un message à la nation diffusé depuis sa résidence, il a déclaré qu’à cette époque de l’année, “il y a toujours des décès dus à la pneumonie, et qu’il y en a maintenant ‘certains’ liés au coronavirus”, souligne le quotidien espagnol La Razón.

“Les cercueils sont scellés”

Selon The Guardian, le gouvernement Ortega semble être allé loin pour “dissimuler l’ampleur de la catastrophe” :

Les médecins et les professionnels de santé affirment que les décès dus au Covid-19 sont attribués à l’hypertension, au diabète ou à des maladies respiratoires - et les victimes sont emmenées d’urgence pour être enterrées en pleine nuit. Pour ces ‘enterrements express’, les cercueils sont scellés et les corps enveloppés dans du plastique […] mais les morts ne sont pas incluses dans le bilan officiel des décès dus au Covid-19.”

Selon le quotidien britannique, pendant toute la nuit, les ambulances vont et viennent à l’hôpital allemand de Managua, “le seul établissement du pays officiellement

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