Covid-19 : au Kenya, une entreprise privée commercialisait le vaccin Spoutnik V sans l'aval des autorités

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Officiellement, seul le vaccin d'AstraZeneca est disponible au Kenya. Grâce au programme Covax, qui permet de distribuer gratuitement des sérums dans les pays pauvres ou émergents, 1,1 million de doses ont été livrées dans ce pays de 47,5 millions d'habitants frappé durement par la troisième vague de Covid-19. Objectif, selon le journal kényan The Standard : atteindre les 400.000 injections d'ici à la fin de la semaine. Mais le 24 mars, un article du Daily Nation et repéré par Courrier International, a semé une grande confusion jusqu'au sommet de l'Etat.

L'exécutif n'était pas au courant des importations de Spoutnik V

Selon ce journal indépendant, le plus lu du pays, des doses du sérum russe Spoutnik V ont été importées dans le pays par une entreprise privée et au moins un hôpital a démarré les prises de rendez-vous pour un coût de 8.000 shillings la piqure (soit environ 62 euros). Interrogé, un responsable du ministère de la Santé indique... qu'il n'était pas au courant. Selon The Standard, la "task-force" nationale sur la vaccination n'en savait rien non plus.

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Dinlas Pharmaceuticals, la société concernée, promet qu'elle a introduit Spoutnik V sur le territoire avec l'aval du Pharmacy and Poisons Board, l'équivalent de notre Agence nationale de sécurité du médicament. Celui-ci réplique : il a bien délivré une autorisation pour le vaccin russe, mais seuleme...


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